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Friday, November 7, 2008

Les Californiens ont adopté par référendum une ligne longue de 1100 km qui reliera San Francisco à Los Angeles.

 

La Californie aura son TGV
en 2015 

Arnold Schwarzenegger en rêve depuis qu'il est gouverneur de Californie. Les Californiens l'ont exaucé. Dans la série de référendums qui accompagnaient le scrutin présidentiel, ils ont voté mardi en faveur du TGV San Diego-Sacramento. C'est un projet à 41 milliards de dollars : 10 milliards financés par l'État de Californie et 31 milliards issus d'un partenariat public-privé. Cette ligne, qui entrera en service en 2015, représente une révolution culturelle dans un pays où l'avion et la voiture règnent en maîtres.

Le TGV est pourtant devenu indispensable dans un État où la population devrait doubler d'ici à dix ans et où les autoroutes comme les aéroports sont saturés. «Nous avons besoin d'un train à grande vitesse, déclarait fin septembre Arnold Schwarzenegger. Notre système ferroviaire en Amérique est dépassé. Nous circulons à la même vitesse qu'il y a cent ans.»L'intérêt de la Californie pour la grande vitesse était connu. Le 3 avril 2007, Alstom, le constructeur du TGV français, avait accueilli une délégation à bord de la rame qui a battu le record du monde de vitesse. En août 2008, Dominique Bussereau, secrétaire d'État aux Transports, a vanté le TGV français auprès de son homologue californien.

Les Français poussent leurs pions

Les travaux promettent d'être pharaoniques. La future ligne longue de 1 100 kilomètres qui comptera une trentaine de gares longera le littoral entre San Diego et San Francisco, en passant par Los Angeles, puis traversera les montagnes de la Sierra Nevada pour rejoindre Sacramento. Arnold Schwarzenegger a débloqué 100 millions de dollars l'an dernier pour les études préliminaires, qui ont été réalisées par la société d'ingénierie Systra, filiale de la SNCF et de la RATP, en collaboration avec la société américaine PB.

Les Français sont donc déjà dans la place et comptent pousser leurs pions. Selon nos informations, la SNCF et Veolia, déjà implanté en Californie, ont réfléchi à faire candidature commune pour l'exploitation du futur TGV californien. Mais il y a un problème. La SNCF pourrait avoir à trouver un autre partenaire. Car Veolia n'a plus bonne presse en Californie depuis l'accident de train sur une ligne que le groupe exploite et qui a coûté la vie à 25 personnes.

Alstom a également les yeux braqués sur le projet. «Nous sommes intéressés par la partie infrastructures et évidemment par le matériel roulant», a indiqué hier Patrick Kron, président du groupe. Un tel marché pourrait représenter 50 à 100 trains, soit un contrat de 1,6 à 3,4 milliards de dollars. Alstom devrait être opposé à l'allemand Siemens et au japonais Hitachi, constructeur du Shinkansen. La vitesse du futur train pourrait les départager. La ligne a été conçue pour 404 km/h, ce qu'aucun TGV n'a encore atteint en vitesse commerciale.

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