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Sunday, January 17, 2010

Cyber-attaques contre Google: des experts accusent les autorités chinoises

 

Le siège de Google à Pékin, couvert de fleurs après que l'entreprise a annoncé qu'elle ne comptait plus censurer les résultats de son moteur de recherche, le 12 janvier 2010

Le siège de Google à Pékin, couvert de fleurs après que l'entreprise a annoncé qu'elle ne comptait plus censurer les résultats de son moteur de recherche, le 12 janvier 2010/REUTERS/J.LEE

SECURITE - Selon leurs premières observations, l'attaque est trop sophistiquée pour être due à un simple pirate...

De notre correspndant à Los Angeles

Un célèbre adage diplomatique américain dit «Parle doucement mais porte un gros bâton». Depuis mardi, tout le monde marche sur des œufs suite à la révélation par Google des cyber-attaques dont il a été victime avec une vingtaine d'autres compagnies en Chine.

Certes Google a expliqué que l'attaque semblait avoir visé des comptes Gmail de militants des droits de l'homme. Oui, il en a profité pour menacer de se retirer de Chine si les autorités n'assouplissaient pas leur politique de censure. De son côté, Washington a également indiqué vendredi qu'il allait demander «dans les prochains jours» des explications à Pékin pour savoir si les autorités comptaient «enquêter et engager des poursuites». Mais toute le monde s'est bien gardé d'accuser le gouvernement chinois directement.

D'autres ont moins de réserve. Carlos Carillo est un consultant pour Mandiant, un groupe spécialiste en cyber-sécurité. Google a fait appel à lui et d'autres pour enquêter sur l'attaque. Il livre ses premières conclusions à Computer World. «La qualité du code pointe-t-elle vers un support des autorités chinoises?» «Je dirais que oui», répond-il. Selon lui, le malware utilisé lors de l'attaque «est unique», l'un des «plus sophistiqués» qu'il a vus depuis des années.

Des attaques courantes

Contacté par 20minutes.fr, Mandiant s'en tient à ce premier diagnostique. L'entreprise précise que «l'attaque est du niveau habituellement visant les Etats, pas les entreprises». Même son de cloche chez McAfee, qui précise qu'une faille jusqu'ici non connue dans Internet Explorer aurait été exploitée –d'autres vecteurs semblent également avoir été utilisés.

Un point est troublant dans l'histoire. Google dit avoir contacté d'autres entreprises touchées, et personne n'a semblé vouloir parler publiquement de l'affaire. De telles attaques arrivent régulièrement mais sont gardées sous silence, explique à 20minutes.fr un expert en sécurité qui souhaite rester anonyme. Contre des entreprises, mais aussi des pays. Les Etats-Unis, la France, et Chine ou la Russie: tout le monde dispose de cyber-espions, selon lui.

Sunday, November 29, 2009

La crise de Dubaï a affolé les marchés

 

Ça allait mieux. Ça va moins bien. Beaucoup moins bien. La crise financière, la "grande crise" de 2008, était pour beaucoup d'investisseurs presque oubliée. Elle s'est rappelée à leur souvenir jeudi 26 novembre.

Cette fois, l'étincelle n'est pas venue du petit marché des subprimes, ces crédits hypothécaires à risque souscrits par les ménages de Floride ou de Californie, mais d'un petit émirat pauvre en pétrole, Dubaï. Que Jean-Louis Mourier, analyste chez Aurel BGC, compare à la principauté d'Andorre.

 

 

Brouillard matinal sur Dubaï. L'émirat a révélé, mercredi 25 novembre, son incapacité à rembourser dans les délais prévus les dettes de sa principale entreprise publique.

L'annonce d'un risque de défaut de paiement du pays adepte des projets immobiliers pharaoniques (c'est à Dubaï qu'ont été construites une île en forme de palmier et une station de ski en plein désert), a provoqué une onde de choc sur les marchés mondiaux. Jeudi, les places de Paris, de Londres, de Francfort ou de Tokyo ont plongé de 3 % à 4 % en moyenne. Seule la Bourse américaine, fermée pour cause de Thanksgiving, a échappé à l'affolement.

Il y avait de quoi. "Imaginez, Dubaï en défaut, cela veut dire que même les riches ne peuvent plus rembourser leurs dettes !", signale un courtier. La "frousse" des investisseurs s'est néanmoins vite calmée. Dès vendredi, tous avaient repris leurs esprits. In fine, les reculs affichés sur la semaine écoulée entre le lundi 23 et le vendredi 27 novembre ont été contenus, voire nuls (- 0,21 % à 3 721,45 points pour le CAC 40 à Paris ; - 0,11 % à 5 245,73 points pour le FTSE 100 de Londres ; - 0,1 % à 10 309,92 points pour le Dow Jones à Wall Street dans une semaine écourtée).

De fait, Dubaï n'est pas Lehman Brothers. Personne n'imagine que l'émirat puisse représenter un "risque systémique", celui d'une explosion de tout le système financier. La dette du pays a été souscrite principalement par son voisin Abou Dhabi, qui produit plus de 90 % du pétrole des Emirats arabes unis, et qui peut payer. D'ailleurs, les experts de la zone ont été étonnés qu'Abou Dhabi laisse la panique s'installer pendant de longues heures avant de réagir.

Pour autant, les turbulences venues de Dubaï ont de quoi stresser les investisseurs. C'est dans ce pays que se tient tous les ans le Salon mondial du shopping - le Dubaï Shopping Festival -, tous les deux ans le Salon aéronautique - le Dubaï Air Show - et que se construisent des tours gigantesques. Les difficultés de l'émirat sont donc une mauvaise nouvelle pour l'industrie du luxe, les constructeurs d'avions et les sociétés de BTP... Le marché continue d'ailleurs de scruter quelles sont les sociétés de ces secteurs les plus exposées dans la zone.

Mais ce sont surtout les banques qui sont dans le viseur des marchés. Selon une note de Crédit suisse, les établissements européens seraient exposés à hauteur de 13 milliards de dollars (8,7 milliards d'euros) dans cette affaire. La Banque des règlements internationaux évalue pour sa part à 93 milliards de dollars l'exposition des banques européennes aux Emirats arabes unis, dont 51 milliards de dollars pour les établissements britanniques. En tête figurent la banque sino-britannique HSBC, avec des engagements de 11,3 milliards de dollars, puis Standard Chartered, et Barclays. Quant à la banque française BNP Paribas, ses prêts dans les Emirats arabes unis atteignaient environ 1,1 milliard d'euros fin 2008.

Mais le problème n'est pas tant celui du niveau d'exposition au risque émirati que le fait de se rendre compte que les banques ont, encore, des créances potentiellement "pourries". Bref, que le ménage dans la finance mondiale n'est pas fini. Certains investisseurs estiment que Dubaï est peut-être "le signe avant-coureur de problèmes de dette d'autres pays", alerte Thomas Della Casa, responsable de la recherche chez Man Investment, un hedge fund suisse.

Les investisseurs regardent tout particulièrement la situation des pays d'Europe de l'Est mais aussi de la Grèce, de l'Italie, de l'Espagne, ou de l'Irlande. Leur niveau d'endettement rapporté au produit intérieur brut, est, selon M. Della Casa, "à la limite du supportable". Car la reprise économique ne sera pas suffisante pour permettre à ces Etats de se renflouer naturellement. La croissance à venir sera molle.

Aux Etats-Unis, la banque centrale (Fed) a d'ailleurs confirmé, le 24 novembre, que le rétablissement serait lent. En témoigne la révision à la baisse de la croissance américaine pour le troisième trimestre, à 2,8 % en rythme annuel contre 3,5 % précédemment.

"Tout le monde pense que l'on est sauvé, mais il y aura sur les marchés des reality check ( tests-vérité) au cours des prochains trimestres", prévient M. Della Casa.

Claire Gatinois

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Sunday, November 22, 2009

In the trenches on climate change, hostility among foes -

 

In the trenches on climate change, hostility among foes

Stolen e-mails reveal venomous feelings toward skeptics

 

By Juliet Eilperin

Washington Post Staff Writer
Sunday, November 22, 2009

Electronic files that were stolen from a prominent climate research center and made public last week provide a rare glimpse into the behind-the-scenes battle to shape the public perception of global warming.

While few U.S. politicians bother to question whether humans are changing the world's climate -- nearly three years ago the U.N. Intergovernmental Panel on Climate Change concluded the evidence was unequivocal -- public debate persists. And the newly disclosed private exchanges among climate scientists at Britain's Climate Research Unit of the University of East Anglia reveal an intellectual circle that appears to feel very much under attack, and eager to punish its enemies.

In one e-mail, the center's director, Phil Jones, writes Pennsylvania State University's Michael E. Mann and questions whether the work of academics that question the link between human activities and global warming deserve to make it into the prestigious IPCC report, which represents the global consensus view on climate science.

"I can't see either of these papers being in the next IPCC report," Jones writes. "Kevin and I will keep them out somehow -- even if we have to redefine what the peer-review literature is!"

In another, Jones and Mann discuss how they can pressure an academic journal not to accept the work of climate skeptics with whom they disagree. "Perhaps we should encourage our colleagues in the climate research community to no longer submit to, or cite papers in, this journal," Mann writes.

"I will be emailing the journal to tell them I'm having nothing more to do with it until they rid themselves of this troublesome editor," Jones replies.

Patrick Michaels, a senior fellow at the libertarian Cato Institute who comes under fire in the e-mails, said these same academics repeatedly criticized him for not having published more peer-reviewed papers.

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"There's an egregious problem here, their intimidation of journal editors," he said. "They're saying, 'If you print anything by this group, we won't send you any papers.' "

Mann, who directs Penn State's Earth System Science Center, said the e-mails reflected the sort of "vigorous debate" researchers engage in before reaching scientific conclusions. "We shouldn't expect the sort of refined statements that scientists make when they're speaking in public," he said.

Christopher Horner, a senior fellow at the libertarian Competitive Enterprise Institute who has questioned whether climate change is human-caused, blogged that the e-mails have "the makings of a very big" scandal. "Imagine this sort of news coming in the field of AIDS research," he added.

The story of the hacking has ranked among the most popular on Web sites ranging from The Washington Post's to that of London's Daily Telegraph. And it has spurred a flood of e-mails from climate skeptics to U.S. news organizations, some likening the disclosure to the release of the Pentagon Papers during Vietnam.

Kevin Trenberth, who heads the Climate Analysis Section at the National Center for Atmospheric Research in Boulder, Colo., and wrote some of the pirated e-mails, said it is the implications rather than the content of climate research that make some people uncomfortable.

"It is incontrovertible" that the world is warming as a result of human actions, Trenberth said. "The question to me is what to do."

"It's certainly a legitimate question," he added. "Unfortunately one of the side effects of this is the messengers get attacked."

In his new book, "Science as a Contact Sport: Inside the Battle to Save the Earth's Climate," Stanford University climate scientist Stephen H. Schneider details the intense debate over warming, arguing that it has helped slow the nation's public policy response.

"I've been here on the ground, in the trenches, for my entire career," writes Schneider, who was copied on one of the controversial e-mails. "I'm still at it, and the battle, while looking more winnable these days, is still not a done deal."

In the trenches on climate change, hostility among foes - washingtonpost.com

Thursday, August 27, 2009

Le parti au pouvoir à Tokyo redoute la fin de son règne

 

Le Parti libéral-démocrate a gardé la haute main sur la gestion du Japon pendant cinquante ans, mais la puissante machine s’est grippée
«Le Parti libéral-démocrate (PLD) est éternel, et le Japon de demain ne se fera pas sans lui. » La citation date de la fin du mois d’août 2008 quand l’actuel premier ministre, Taro Aso, était en course pour ce poste. Un an plus tard, le ton n’est plus le même à l’approche des élections législatives de dimanche 30 août. Ses jours à la tête de l’exécutif japonais semblent comptés : sa cote de popularité stagne depuis des mois sous la barre des 20 % et son parti, au pouvoir presque sans interruption depuis 1955, est aux abois.
Quel que soit le résultat dimanche 30 août dans la soirée, il retentira comme un coup de tonnerre. La victoire du Parti démocrate du Japon (PDJ) sonnerait le glas de la démocratie unipartite dans laquelle se complaît le Japon depuis cinquante ans. Le résultat inverse serait aussi retentissant puisque plus personne aujourd’hui, pas même le ministre des finances Kaoru Yosano, n’imagine le PLD gagnant.
Comment les libéraux-démocrates ont-ils construit leur règne ? De 1955 à l’éclatement de la bulle économique au début des années 1990, le PLD et la bureaucratie ont accompagné le formidable développement de l’économie japonaise. La clé de leur succès est d’avoir su distribuer les fruits de la croissance à une classe moyenne nombreuse et très homogène. Clientélisme, transmission familiale des circonscriptions, canalisation du débat politique au sein même du parti : le PLD était une machine électorale imbattable à laquelle l’électorat ne cessait de manifester sa gratitude.

Premier revers électoral en 2007

À partir de 1991, les Japonais redécouvrent la crise, la précarité, et la colère monte. En 2006, le vent tourne après le départ de l’ultra populaire premier ministre Junichiro Koizumi. En janvier 2007, son successeur Shinzo Abe déclare qu’il veut mener une politique qui permettrait au Japon de devenir un « beau pays » ; mais ses rêveries le mènent à mille lieues des cinquante millions de dossiers de retraite « égarés » par l’administration et qui préoccupent tant la population.
La première sanction tombe en juillet 2007 avec un premier revers aux élections du Sénat, où le PDJ prend la main. Après un an de gouvernance molle de Yasuo Fukuda, l’énergique Taro Aso devient à son tour premier ministre. Au plus fort de la crise financière, le riche héritier d’un cimentier dépense des fortunes dans les bars luxueux du quartier de Ginza, à Tokyo. Dans le même temps, des patrons d’industrie annoncent la réduction de leur salaire en signe de solidarité avec les employés qui se serrent la ceinture.
Dans ces conditions, le slogan du Parti démocrate, « La vie du peuple d’abord », sonne à l’oreille du Japonais de la rue. Tout comme son vaste programme de relance de la demande intérieure par une politique de la famille. Les électeurs semblent vouloir sanctionner l’immobilisme du parti libéral-démocrate, l’incompétence et les gaffes à répétition de nombre de ses ministres et députés, plus que leur gestion de la crise économique. Un ministre du tourisme, tout juste élu, avait expliqué, par exemple, que les Japonais ne souhaitaient pas accueillir de visiteurs étrangers. Un ministre des finances s’était présenté saoul à une réunion du G8 en Italie.

Une défaite anticipée par le parti au pouvoir

« Les membres du parti sont généralement peu éduqués, ils ont hérité de la circonscription de leur père en espérant la transmettre à leur fils », note Yoshihiro Sawada, ancien président de la banque Mizuho à Paris. « Dans ces conditions, les bureaucrates qui, eux, ont suivi un cursus équivalent à celui de Polytechnique ou de l’ENA peuvent facilement dicter leurs choix aux élus. Ces bureaucrates n’ont pas d’autre objectif que l’accroissement de l’influence de leur ministère. Le bien du pays et des Japonais leur importe assez peu. »
Symbole de cette vacance politique, le parti n’a plus de programme lisible. Taro Aso se contente de vanter son plan de relance (5 % du PIB) et le fragile retour à la croissance au deuxième trimestre 2009. « Nous avons échoué à expliquer les vertus du conservatisme. Nous regrettons de n’avoir pas envoyé un message clair ces dernières années », a-t-il même publiquement regretté jeudi 27 août lors d’un discours dans la métropole d’Osaka.
Mais si personne n’envisage à l'heure actuelle la victoire du PLD, certains craignent sa défaite. Quid, par exemple, du soutien historique de l’État au secteur des travaux publics ? La très puissante association patronale Keidanren peste contre la probable victoire de l’opposition. Ces partisans de la stabilité pour certains, de l’immobilisme de l’autre, pourront se compter à l’annonce des résultats. Rendez-vous dimanche 30 août à 20 heures pour les premières estimations – 13 heures, heure de Paris.

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Thursday, July 30, 2009

Un sous-marin nucléaire "made in India"

 

Un sous-marin nucléaire "made in India"

Après avoir sous-loué ses sous-marins pendant des années, l'Inde peut compter sur son propre sous-marin nucléaire.

REUTERS/Savita Kirloskar

Après avoir sous-loué ses sous-marins pendant des années, l'Inde peut compter sur son propre sous-marin nucléaire.

En mettant à l'eau l'"Arihant" dimanche, l'Inde est entrée dans le club fermé des pays ayant construit leur propre  sous-marin nucléaire (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie). Une avancée qualifiée d' "historique" pour la défense du pays par le Premier ministre Manmohan Singh.

"Destructeur d'ennemis". En sanskrit, tel est le nom du nouveau vaisseau nucléaire de 112 mètres de long, 10 mètres de large et de 6 000 tonnes lancé hier, par la femme du premier ministre Manmohan Singh, envoyant une noix de coco en guise de bouteille de champagne sur la coque du bâtiment.

Un nom peu amical dans un contexte de relations tumultueuses depuis 1947 avec le Pakistan (au sujet de la souveraineté disputé par les deux pays de la région de Cachemire notamment), et de rivalités constantes avec la Chine voisine.

"Nous n'avons aucune visée agressive et nous ne cherchons à menacer personne, a déclaré le Premier ministre Manmohan Singh. Toutefois il nous incombe de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger notre pays et rester dans la course au progrès technologique dans le monde".

Des missiles balistiques dans deux ou trois ans?

Le sous-marin nucléaire, construit dans la plus grande confidentialité sous le nom de code AVT (Vaisseau de Haute Technologie) devra subir deux ans d'essais dans le golfe du Bengale avant d'être complètement opérationnel.

Selon Rahul Bedi, expert de la défense travaillant pour la revue spécialisée "Jane's Defence Weekly" il faudra également deux ou trois ans à l'Inde pour mettre au point ses propres missiles de croisière et balistiques destinés à être tirés par le sous-marin. "L'Inde ne peut pas les acheter sur le marché international car ce sont des armes interdites", a-t-il souligné, interrogé par l'Associated Press.

Jusqu'à présent,  l'Inde louait des sous-marins russes et avait bouclé, en 2005, l'achat de six submersibles franco-espagnols Scorpene pour 2,4 milliards d'euros au total.

Propulsé par un réacteur de 85 mégawatts et pouvant atteindre 44km/heure sous l'eau, le nouveau sous-marin nucléaire complète la "triade d'armes nucléaires de l'Inde", qui est désormais équipé sur terre, dans l'air et dans la mer. 

Monday, March 2, 2009

La cata ! Gmail de Google est en

 

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par Louis Naugès:  panne !Gmal Libération Mardi 24 février 2009, 11h30, heure de Paris : Le monde entier s’inquiète, se désespère ! Un grand nombre des plus de 100 millions d’utilisateurs de Gmail, la messagerie Web gratuite de Google, n’ont plus accès à leur messagerie favorite ! J’en fais partie.

Pire, insupportable, inadmissible, cette panne touche aussi les utilisateurs professionnels de Google Apps, la solution payante (40 € /an / personne),  qui garantit un SLA (Service Level Agreement), en clair un contrat de garantie de service de 99,9 %.
Revevol, la société que je préside, est depuis quelques semaines, le premier distributeur européen de Google Apps ; nous avons aussi touché par cette “catastrophe”.

C’est le mal “absolu”, comme le titre avec beaucoup d’humour le site Web du journal Libération.

Les réactions du Web

Results Twitter Gmail Les statistiques de Twitter sont intéressantes ; pendant cette courte période de temps, le nombre de “twits” qui citent Gmail a explosé.

Gfail Techcrunch Le blog Techcrunch, que j’ai souvent cité, publie un texte en faisant, lui aussi, un jeu de mots, pour parler de “Gfail” (Géchec).
Beaucoup plus que le texte, ce qui m’a frappé, c’est le nombre de commentaires, qui dépasse déjà le chiffre de 170 !

Ce feu d’artifice de commentaires, blogs et autres twits c’est arrêté aussi vite qu’il avait commencé.
Maintenant que l’effervescence c’est calmée, quelles leçons peut-on tirer de cette panne de Gmail pendant 2 à 3 heures ?

Une analyse, à froid, des impacts de cette panne

Je vais concentrer mon analyse sur la version professionnelle, payante de Google Apps, qui comprend la messagerie.
En termes d’usages, quels ont été, pour moi, et toutes les personnes impactées, les impacts réels de cette panne ?

Gmail off J’ai pu continuer à utiliser en mode normal, sans incident, toutes les autres fonctionnalités de Google Apps :
- L’agenda partagé.
- Les documents, traitement de texte, tableur, présentation.
- Google Sites, qui gère tous les Wikis de Revevol.
- Le partage de vidéo.

La seule fonctionnalité qui posait problème était donc la messagerie, dans sa version Webmail, accessible directement depuis un navigateur.
Je ne sais pas si c’est une coïncidence, mais les améliorations apportées récemment à Google Apps, et que j’avais présentées il y a quelques jours, m’ont permis de réduire très fortement les nuisances liées à cette panne.

Une analyse détaillée de la réalité des dysfonctionnements s’impose :

Gmail flaky - Depuis mon Macintosh, j’ai mis en œuvre le mode de fonctionnement “flaky connection” (voir texte cité pour explication). Ceci me permettait de continuer à travailler avec ma messagerie professionnelle en mode off-line, mais en pouvant écrire de nouveaux messages ou répondre à mes courriels en attente.

Pendant toute la période de la panne, Olivier Margerand, consultant de Revevol, a mesuré en permanence la durée maximale de la période de non-connexion ; elle n’a jamais dépassé 8 minutes.
A chaque rétablissement, temporaire, de la connexion, j’ai reçu de nouveaux courriels et ceux que j’avais écrits ont été envoyés.

- Sur mon iPhone, en mode mobile, ma messagerie gmail a fonctionné en permanence.

- Les utilisateurs en mode iMap ou Pop3, dont je ne fais pas partie, m’ont aussi confirmé qu’ils ont pu continuer à utiliser leur messagerie gmail professionnelle.

En résumé, pendant 3 heures, l’impact négatif réel le plus grave de cette panne, sur mes usages de Google Apps, c’est résumé à :

Un délai maximum de huit minutes pour l’envoi ou la réception de mes messages.

Comment résumer cette journée “cata” !
- J’ai été gêné par une panne de Gmail : oui.
- Ma capacité à envoyer et recevoir des courriels a été sérieusement impactée : non.
- J’ai pu continuer à utiliser toutes mes autres fonctions “SaaS” sur le Cloud de Google sans aucune difficulté : oui.

Ce ne sont pas, objectivement, des perturbations “catastrophiques” !
Le bruit fait par cette panne dans la “blogosphère” est ... disproportionné par rapport à la réalité des perturbations ; comment l’expliquer ?

Spider J’y vois plusieurs raisons :
- Plus rien de ce qui touche à Google ne laisse indifférent.
- Tout incident de ce type ravive les craintes liées à la migration des applications dans le “Cloud”.
- Les pannes SaaS sont si peu fréquentes qu’elles font la “une” à chaque fois.  Il y a deux mois, c’était Salesforce qui était montré du doigt pour un arrêt de service inférieur à 1 heure.

Les réponses de Google

Sur le blog officiel Gmail, Google a publié deux textes, le premier pour annoncer la panne, le second pour indiquer que tout était rentré dans l’ordre.

Sorry Google a aussi, et c’est normal, transmis ses excuses à toutes les personnes qui ont souffert de cette panne.

D’où est venue cette panne ?

Question mark J’avoue avoir du mal à en comprendre la nature.
- Ce ne sont pas les serveurs, car toutes les autres fonctions de Google Apps étaient opérationnelles.
- Ce n’est pas l’application Gmail elle-même, car elle continuait à fonctionner sur iPhone et en mode iMap.

Google, dans sa réponse, indique que, pour le moment, ils n’ont pas encore trouvé la cause de cette panne ; j’attends avec impatience les explications.

Et si Google, dont tout le monde connait la devise “Don’t do evil” l’avait fait exprès pour montrer l’efficacité de ses nouvelles options off-line et sur mobile.
J’avoue que cette pensée m’a, quelques secondes, quelques secondes seulement, effleuré l’esprit !

Friday, November 7, 2008

Les Californiens ont adopté par référendum une ligne longue de 1100 km qui reliera San Francisco à Los Angeles.

 

La Californie aura son TGV
en 2015 

Arnold Schwarzenegger en rêve depuis qu'il est gouverneur de Californie. Les Californiens l'ont exaucé. Dans la série de référendums qui accompagnaient le scrutin présidentiel, ils ont voté mardi en faveur du TGV San Diego-Sacramento. C'est un projet à 41 milliards de dollars : 10 milliards financés par l'État de Californie et 31 milliards issus d'un partenariat public-privé. Cette ligne, qui entrera en service en 2015, représente une révolution culturelle dans un pays où l'avion et la voiture règnent en maîtres.

Le TGV est pourtant devenu indispensable dans un État où la population devrait doubler d'ici à dix ans et où les autoroutes comme les aéroports sont saturés. «Nous avons besoin d'un train à grande vitesse, déclarait fin septembre Arnold Schwarzenegger. Notre système ferroviaire en Amérique est dépassé. Nous circulons à la même vitesse qu'il y a cent ans.»L'intérêt de la Californie pour la grande vitesse était connu. Le 3 avril 2007, Alstom, le constructeur du TGV français, avait accueilli une délégation à bord de la rame qui a battu le record du monde de vitesse. En août 2008, Dominique Bussereau, secrétaire d'État aux Transports, a vanté le TGV français auprès de son homologue californien.

Les Français poussent leurs pions

Les travaux promettent d'être pharaoniques. La future ligne longue de 1 100 kilomètres qui comptera une trentaine de gares longera le littoral entre San Diego et San Francisco, en passant par Los Angeles, puis traversera les montagnes de la Sierra Nevada pour rejoindre Sacramento. Arnold Schwarzenegger a débloqué 100 millions de dollars l'an dernier pour les études préliminaires, qui ont été réalisées par la société d'ingénierie Systra, filiale de la SNCF et de la RATP, en collaboration avec la société américaine PB.

Les Français sont donc déjà dans la place et comptent pousser leurs pions. Selon nos informations, la SNCF et Veolia, déjà implanté en Californie, ont réfléchi à faire candidature commune pour l'exploitation du futur TGV californien. Mais il y a un problème. La SNCF pourrait avoir à trouver un autre partenaire. Car Veolia n'a plus bonne presse en Californie depuis l'accident de train sur une ligne que le groupe exploite et qui a coûté la vie à 25 personnes.

Alstom a également les yeux braqués sur le projet. «Nous sommes intéressés par la partie infrastructures et évidemment par le matériel roulant», a indiqué hier Patrick Kron, président du groupe. Un tel marché pourrait représenter 50 à 100 trains, soit un contrat de 1,6 à 3,4 milliards de dollars. Alstom devrait être opposé à l'allemand Siemens et au japonais Hitachi, constructeur du Shinkansen. La vitesse du futur train pourrait les départager. La ligne a été conçue pour 404 km/h, ce qu'aucun TGV n'a encore atteint en vitesse commerciale.

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